L’UNSA-CPR refuse de signer l’accord GPEC

Depuis plusieurs semaines des discussions ont lieu entre la Direction et les organisations syndicales représentatives du personnel de la CPR, autour de la mise en œuvre d’un accord GPEC  à la caisse.

Qu’est-ce que la GPEC ?

La GPEC (Gestion prévisionnelle des Emplois et des Compétences) peut se définir comme « la conception, la mise en œuvre et le suivi de politique et de plans d’actions cohérents :

- visant à anticiper et à réduire les écarts entre les besoins et les ressources humaines de l’organisation en fonction de son plan stratégique,

- et en impliquant le salarié et l’entreprise au travers d’un projet d’évolution professionnelle.

La GPEC comporte à ce titre une double dimension, collective et individuelle :

- sur le plan collectif il s’agit d’intégrer la dimension « ressources humaines » notamment allongement de « la vie au travail » et l’équilibre générationnel comme un paramétrage stratégique et de maîtriser les évolutions de l’emploi quantitativement et qualitativement et ce à moyen terme

- sur le plan individuel il s’agit de donner à chaque salarié les moyens d’être acteur face au marché de l’emploi et de lui permettre de construire et de mettre en œuvre un projet professionnel adapté. »

Pourquoi l’UNSA-CPR refuse de signer cet accord ?

Cet accord que nous avions souhaité ambitieux et favorable pour l’ensemble des personnels de CPR devait permettre de contractualiser des intérêts communs  et partagés.

Or aux termes des négociations avec la Direction, nous regrettons que cela ne soit pas le cas.

L ‘UNSA n’a donc pas signé cet accord car la Direction ne démontre pas d’une réelle volonté d’anticipation et d’engagement dans l’intérêt du déroulement de carrière des agents de la caisse.

Nous regrettons notamment que nos demandes n’aient pas été prises en compte sur les deux points suivants :

- Mise en place d’un pourcentage ambitieux de couverture des postes vacants  par le biais de promotions internes : afin de montrer une volonté réelle envers les agents de la caisse de remédier à la situation actuelle (et non une simple déclaration d’intention sans aucun engagement comme c’est le cas dans l’accord proposé),
– Informer les délégués du personnel du déroulement des personnels UCANSS et contractuel : afin de vérifier la bonne application des textes réglementaires en vigueur (ce refus montre au contraire le souhait de la Direction de conserver de l’opacité  pour ces catégories de personnel).

Nous déplorons que l’accord proposé ne soit qu’un recueil de procédures RH existantes, n’apportant aucune plus-value pour les agents. Il s’agit plus d’un bilan des dispositifs en place et des améliorations apportées ces derniers mois par la Direction, mais aucune avancée n’est inscrite dans le texte présenté, malgré nos propositions.

Nous regrettons le manque d’ambition de cet accord  dans une période cruciale ou de nombreux départs en retraite vont avoir lieu. Sur la forme, la négociation à marche forcée sur un sujet si important est une erreur.

En tant que syndicalistes réformistes et responsables nous espérons que dans quelques mois une écoute plus favorable à nos demandes (plus particulièrement dans le cadre de la promotion interne) et des avancées significatives pour les salariés de CPR nous permettrons d’envisager une autre issue.

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