Déclaration DP/CE du 29 juin 2017

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les délégués du Personnel,

L’UNSA-Ferroviaire a toujours privilégié une politique salariale contractuelle, responsabilisant les parties prenantes que sont Direction SNCF et Organisations Syndicales. L’intégration sociale, âprement négociée par l’UNSA et inscrite dans la loi portant Réforme du Ferroviaire, permet à chaque salariés du Groupe Public Ferroviaire SNCF (ÉPIC SNCF, Réseau et Mobilités) de percevoir les fruits d’accords transverses.

C’est dans cet esprit, prenant en compte 2 années « blanches », une inflation repartant à la hausse et des cotisations retraites augmentées que l’UNSA-Ferroviaire a rencontré la Direction SNCF, les 7 et 22 juin 2017, pour une bilatérale et une table ronde Salaires, via la Négociation Annuelle Obligatoire (NAO).

L’UNSA-Ferroviaire a fait valoir les intérêts des salariés par la nécessité :

-de l’augmentation générale des salaires en indice pour la grille sédentaire et ADC.

-par l’ouverture d’un calendrier visant notamment à régler les points de blocage des grilles (pour l’UNSA, ce sujet doit faire l’objet d’une réflexion globale, le but étant de préserver les grands équilibres dans tous les collèges)

- par l’obtention de mesures bas salaires

-par  l’augmentation de la prime de vacances et  la gratification d’exploitation,

La Direction a dressé un tableau dramatique de l’année 2016 et insisté, pour le début d’année 2017, sur de mauvais résultats pour RÉSEAU et des résultats très fragiles pour MOBILITÉS. L’UNSA-Ferroviaire a ainsi mesuré le grand écart qu’il existait entre la communication interne entachée de morosité et celle, externe, extrêmement positiviste de l’Entreprise.

La réponse de la direction SNCF est la suivante :

« Il n’y aura pas d’augmentation générale des salaires et ce pour la 3e année consécutive »

Concernant nos revendications, rien non plus sur la prime de vacances, la gratification d’exploitation et les différentes primes et augmentations que nous demandions depuis le début des bilatérales.

Pour la 3ème année consécutive, en récompense de tous les efforts quotidiens consentis par les cheminots, au travers de toutes les restructurations et de la baisse des effectifs, nous n’aurons rien en contrepartie !

L’UNSA-Ferroviaire ne peut se satisfaire de la date d’application des mesures techniques, annoncées par SNCF pour les bas salaires, lors de la table ronde du 22 juin 2017:

Pour mémoire, la Direction propose de revoir les coefficients, pour les

Positions 4 à 11 de la grille salariale des agents du cadre permanent, avec, en complément, un ajustement équivalent de la grille de rémunération des contractuels. Ces mesures concerneraient 46 000 salariés avec application au 1erjanvier 2018 !

L’UNSA demande que la Direction SNCF revoit sa copie et applique ces mesures dès le début de l’année 2017, avec effet rétroactif ! 

Concernant la CPR, nous avons aujourd’hui comme information le sujet sur la GTA qui malgré une information déjà présentée dans l’instance CHSCT, nous inquiète fortement.

En effet la différence de traitement entre les agents des antennes et ceux du siège nous laisse croire que ce sujet sera clivant dans les mois à venir et n’augure rien de bon pour le quotidien des salariés.

L’objectif affiché de remplacer le système OGAP devenu obsolète, cache t’il plutôt une surveillance accrue des déplacements des salariés les contraignant ainsi à justifier le moindre mouvement ?

Nous sommes inquiets de la tournure que peut engendrer ce type d’outil qui va à l’encontre du bien être au travail même si la direction s’efforce à démontrer le contraire.

Le système de badgeage sur ordinateur fera perdre du temps de présence décompté aux agents des antennes, serait il alors possible d’envisager une solution pour compenser cette perte ?

L’aspect financier de ce dossier n’est pas présenté dans cette instance, quel est donc le cout total d’une telle opération ?

Dans notre déclaration du 27 avril 2017 nous exprimions notre volonté de retrouver un dialogue social de qualité dans l’ensemble des instances représentatives du personnel.

Il faut croire que cette expression n’as pas trouvé écho auprès de la direction qui bien au contraire s’est empressé de menacer par recommandé la secrétaire du CHSCT de futures sanctions  à son encontre, par rapport à une visite de chantier non prévue alors qu’une simple explication entre les parties aurait suffit.

De même, les membres du CHSCT présents lors d’une inspection au service du courrier ont reçu par recommandé une demande d’explication sur cette inspection alors qu’ils étaient dans leur prérogatives d’élus et les faits reprochés étaient de perturber le bon fonctionnement de ce service et « outrepasser vos droits et contrevenir aux réglementations en vigueur »

Tout cela nous semble fortement excessif et ne reflète en aucun cas de la réalité de cette inspection.

Nous dénonçons cette forme de pression exercée sur des élus car s’efforçant d’être à la hauteur du mandat pour lequel nous avons été désignés nous continuerons d’exercer nos missions définies par le cadre législatif en vigueur.

Nous réitérons enfin notre demande d’audience auprès de la direction au sujet des problématiques UCANSS et des blocs CE issus de la loi Rebsamen ; le directeur ayant annulé notre RDV du 31 mai, aucune date ne nous a été proposé depuis.

Je vous remercie de votre attention.

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