Déclaration UNSA au DP/CE du 28 septembre 2017

Monsieur le Président, Mesdames, Messieurs les délégués du Personnel.

Un article paru le 6 septembre 2017 dans le journal « Le Monde » titrait : « Macron souhaiterait supprimer le régime spécial de retraite des cheminots dés 2018 ».

Cet article à puisé ses source dans le magazine interne de la SNCF, « Les Infos Le Mag ». Les faits : « Emmanuel Macron inaugurait, samedi 1er juillet, la nouvelle ligne à grande vitesse (LGV) Paris-Rennes. À cette occasion, il s’était entretenu, à bord du TGV, avec dix salariés de la SNCF. Un entretien de trois quarts d’heure au cours duquel il aurait notamment défendu la fin du régime spécial des retraites des cheminots dés 2018 ».

Ces écrits ont de suite trouvé un écho dévastateur auprès du corps social de l’Entreprise. Une tempête se formait et les réactions ne tardaient pas à se multiplier. L’incompréhension gagnait l’UNSA qui s’interrogeait sur la pertinence de cette communication à quelques jours de l’appel à la grève initié par une organisation syndicale pour la journée du 12 septembre 2017.

Le candidat Macron n’avait pas caché, dans le cadre de son programme, sa volonté́ de réformer en profondeur le système de retraite français.

Entre l’intention et la mise en application il y a un monde.

Le Président élu, ne renonce pas à cette transformation programmée dans le temps.

Ainsi, la Ministre des Solidarités et de la Santé, Mme Agnès Buzyn, annonçait le 18 juillet à la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale que la réforme des retraites serait un des principaux chantiers de son Ministère. Ce sera une réforme de très longue haleine qui sera menée par étape : énormément de concertation de temps de discussion pour établir un état des lieux complet du système de retraite actuel.

Un accord de méthode sera recherché et devrait être arrêté mi-2018. Cet accord de méthode pourrait prendre la forme d’une loi cadre.

Il préciserait le calendrier de la réforme qui se travaillerait sur l’ensemble du quinquennat pour une mise en œuvre sur le quinquennat suivant. Ces propos sont identiques à ceux tenus par le Président Macron lors de son voyage inaugural.

L’UNSA ferroviaire ne se dérobera pas et sa participation à la concertation permettra de défendre notre régime spécial de retraite et l’ensemble des cheminots actifs et retraités. Pour l’heure, aucun contact avec le Ministère n’est programmé mais le sang froid doit rester de mise.

Les conséquences d’une telle interprétation médiatique irresponsable sont contreproductives. Déjà̀ en 2016, le SNCF « bashing », entendez la stigmatisation de notre régime de retraite, a provoqué des ravages.

Cependant Quatre points méritent d’être évoqués :

- Le corps social de l’Entreprise n’est pas responsable de la dette ferroviaire. Le deal susurré par le Président de la reprise de la dette en échange d’un nouveau pacte social n’est pas acceptable…

- Les conséquences de la démographie historique de l’Entreprise sont responsables du niveau de la compensation financière de l’Etat pour équilibrer le régime spécial de retraite.

- La réforme de notre régime de retraite est en cours suite aux réformes de 2008, 2010 et 2014. Une fois accomplie celle de 2014, l’âge de départ sans décote sera de 62 ans à l’identique du régime général.

- Il conviendrait d’en finir avec la stigmatisation des cheminots et de leur régime de retraite.

Pour conclure, l’UNSA invite tous les cheminots, à rester attentifs sur les réelles volontés du gouvernement à l’égard de notre « protection sociale.

Nous souhaitons également que le directeur de la caisse communique sur ces sujets qui concernent l’évolution de notre régime et de la CPRPSNCF et qui peuvent être anxiogènes et source d’inquiétudes pour les agents.

Le 31 aout 2017 l’UNSA CPRPSNCF a été reçu en bilatérale par Monsieur MOUSSIER pour échanger en particuliers sur les problématiques des salariés UCANSS de la Caisse.

Nous avons rappelé ce jour là notre volonté de reprendre des discussions sur des sujets importants comme le déroulement de carrière (passage du niveau 3 à 4 en particuliers), le temps partiel, l’intéressement, le CET, ou les congés sans soldes.

Pour notre organisation syndicale cela passe par des accords locaux qui permettraient une évolution positive sur tous ces sujets .La direction de la Caisse nous a confirmé que des discussions seraient possibles dans les mois à venir avec les négociations bloc 1 des délégués syndicaux. Nous avons également rappelé que nous souhaitions également que les délégués du personnel aient des informations générales  sur le nombre de promotions annuelles de ce personnel.

Le directeur nous a également annoncé que pour les antennes une solution était actée de rajouter forfaitairement 5 min par jour pour les agents dans le cadre de la GTA.

Cela avait été demandé par notre organisation syndicale lors des dp /ce de juillet 2017.

Nous prenons donc acte de cette décision favorable pour ce personnel.

Je vous remercie de votre attention.

Laisser un commentaire